Oucques
Eglise Oucques

Des origines à la Révolution :

On n'a retrouvé que quelques outils de l'époque préhistorique : des meules, des haches taillées et polies, trois polissoirs (la plupart de ces objets sont au musée d’Orléans). Cependant des sédentaires s’installèrent peu à peu et à l’époque mérovingienne, Oucques devait avoir une certaine importance puisque lors de la construction du tramway au début du siècle, on a retrouvé traces de deux cimetières de cette époque.
Le premier seigneur d’Oucques connu est Pierre I – 1140.
Guy II d’Echelles fût Seigneur d’Oucques de 1465 à 1521: il assainit les marais du Séchard et de l’Etang. Il ouvrit la rue de la Salle, planta des vignes et des noyers d’où la présence de deux moulins à huile. Il reconstruisit la chapelle Saint Séverin vers 1486 et en fit la chapelle seigneuriale.
En 1519 éclata "la peste noire" qui fit bien des victimes et, en 1597, il y eut une grande disette pendant plusieurs mois. On ne pouvait trouver aucune espèce de grain et de denrée alimentaire sur le marché.
La terre d’Oucques et celle de Viévy se trouvèrent réunies à partir de 1580. Charles I de Beauxoncles fût Seigneur d’Oucques – Viévy – Rocheux – Courbouzon et Sigogne. De son temps, le marché d’Oucques prit une ampleur nouvelle et on installa sur les Halles l’auditoire de la justice. C’est la première fois aussi que l’on parle des "petites écoles" d’Oucques.
En 1652, un régiment de Hussards Hongrois nouvellement au service du Roi, vint prendre ses quartiers à Oucques. Il y eut beaucoup d’abus, de violences et même de morts. On enterra ces étrangers dans les jardins de la rue Neuve. De 1672 à 1681 le fief d’Oucques fut mis sous séquestre.
En ce temps-là, les moyens de transports manquant, les récoltes n’étant jamais régulières du fait des intempéries, il s’ensuivait des disettes nombreuses et parfois meurtrières. On faisait du pain avec de la fougère concassée, mêlée de son et du potage avec du gui et des orties.

A suivre...

(Merci à l'Abbé LeCoq pour toutes ces informations)

ampoule Bon à savoir

La Halle :

Le 29 Mars 1820, le préfet du Loir-et-Cher posait la première pierre de la nouvelle halle (aujourd’hui l'Hôtel de Ville) sur l’emplacement de l’ancienne, avec cependant un petit décalage afin que sa façade fut placée dans l’axe de la Grande Rue. Elle constitue le seul monument ancien du pays.


La piscine :

Oucques peut se vanter d’avoir construit la première piscine du Loir-et-Cher, et cela en pleine Beauce. Dès 1949 on en parlait déjà, mais ce n’est qu’en 1963 que la piscine ouvrait ses portes. Ce fut un grand succès.


Le château :

La première forteresse d’Oucques daterait de Charles le Chauve (823-877) et fut démolie par les Anglais le 8 septembre 1380.
Dès son arrivée à Oucques, Guy I d’Eschelles (1420-1465) puis son fils Guy II (1465-1521) travaillent au relèvement de son château et de tout le fief dévasté par les Anglais. Avec le XVIème siècle, le mode de construction se transforme : on veut plus de clarté et de beauté. En 1585, Jean I de Beauxoncles fait construire le corps principal du château. C’est dans ce logement que résidera le grand mathématicien Guillaume de l’Hospital lors de ses séjours à Oucques. Son fils fera construire les deux pavillons de la cour d’honneur ainsi que la tourelle Nord. Les derniers grands travaux seront entrepris par Pierre Parceval de la Brosse entre 1750 et 1760: il fera notamment clore la cour d’honneur du château par des grilles en fer forgé.
Le baron de Nispen entre 1766 et 1776 fera construire le portail d’honneur et sur la façade du château fera graver : "SIT DOMUS HAEC PACIS VULCANI MUSA AURORA – SEMPER CLAUSA MALIS SEMPER APERTA BONIS" (Que cette paisible demeure ne soit jamais détruite par la violence des incendies. Qu'elle soit toujours ouverte aux bons et fermée toujours aux méchants) et "MAGNOS MAGNA DECENT ATQUE AMPLA PALATIO. PARVO MIHI PLUS QUAM SUFFICIT HAEC DOMUS. TECTA FURENS TUSTIS VALIA FALABRA TIMET" (Les grands et vastes palais conviennent aux grands seigneurs. Pour moi, petit seigneur, ce modeste château me suffit largement. Souvent de terribles tempêtes brisent les toits élevés mais mon humble manoir ne craint pas de pareils ouragans).
A la Révolution, ce château fut vendu 6400F à Pierre Louis LEGRAND, Greffier au Tribunal civil du Loir-et-Cher. Il comprenait un corps principal de logis flanqué de deux tours, un autre corps de bâtiment (cour, deux pavillons et porte du parc, grange, remises, écuries et autres bâtiments composant la basse-cour du château). La commune prit possession plus tard du château et le fit démolir en 1862 pour utiliser les pierres à la construction de l’école des garçons, route de Châteaudun. L’emplacement du château constitue la place actuelle avec le monument aux morts. L‘église est construite à l’emplacement du parc.